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Critique : Rise of the Red Blade – D. S. Dawson

Pourquoi un Jedi déciderait de devenir un Inquisiteur ?
Disney/Lucasfilm

Sorti le 18 juillet, Star Wars Inquisitor : Rise of the Red Blade est le dernier ouvrage de Delilah S. Dawson, déjà connue pour le roman Phasma en 2017 ou Galaxy’s Edge : Black Spire en 2019. Pour l’éditeur du livre, Tom Hoeler, ce roman apporte la réponse à “pourquoi un Jedi déciderait de devenir un Inquisiteur ?”. Et, qu’on ai aimé la série Kenobi ou non, c’est une question qui peut d’autant plus intriguer. Alors, Rise of the Red Blade est-il à la hauteur de ses attentes?

Synopsis

La Padawan Iskat Akaris a consacré toute sa vie à voyager à travers la galaxie aux côtés de son Maître, apprenant les voies de la Force pour devenir un bon Jedi. Malgré sa dévotion, la paix et le contrôle de soi lui restent inaccessibles, et à chaque échec, elle sent que ses compagnons Jedi lui font de moins en moins confiance. Deja incertaine quant à son avenir au sein de l’Ordre Jedi, Iskat doit faire face à la tragédie de la mort de son Maître, et à la Guerre des Clones qui plonge la galaxie dans le chaos.

Maintenant Générale sur les lignes de front, contribuant à ce chaos, on lui rappelle souvent : fais confiance à ton entrainement. Fais confiance à la sagesse du Conseil. Fais confiance à la Force. Pourtant, alors que l’ombre du doute plane sur elle, Iskat commence à poser des questions qu’un Jedi n’est pas censé poser : des questions sur son passé qu’elle ignore. Des questions que les Maîtres Jedi pourraient juger dangereuses.

Au fil des années et de la guerre se prolonge, la foi d’Iskat envers les Jedi se désagrège. Si seulement ils acceptaient de lui offrir plus de liberté, alors elle pourrait faire beaucoup plus pour aider la galaxie. Si seulement ils lui faisaient suffisamment confiance pour lui apporter plus de connaissances, alors elle pourrait enfin chasser les ombres qui ont commencé à la consumer. Quand l’Ordre Jedi tombe enfin, Iskat saisit sa chance de forger son propre chemin. Elle embrasse le salut de l’Ordre 66.

En tant qu’inquisitrice, Iskat trouve la liberté qu’elle a toujours recherchée : celle de questionner. De vouloir. Et à chaque coup de sa lame rouge, Iskat se rapproche de la possibilité de revendiquer sa nouvelle destinée dans la Force – quel qu’en soit le prix.

Une histoire de rejet

Ce livre nous transporte dans le monde d’Iskat. Peut-même sommes nous transporter dans son esprit, où gronde la tempête.

Iskat, qui ne sait rien sur elle, pas plus que les gens qui l’entourent. Elle ne sait pas d’où elle vient, qui elle est, et personne semble n’avoir jamais rencontré quelqu’un de son espèce.

Iskat, qui n’a jamais réussi à trouver la paix que peut apporter la Force, qui semble se débattre contre elle, quand, pour tous les autres Padawans, cela paraît si naturel.

Iskat qui est à part. Et c’est tout le propos de l’histoire. Iskat ne rentre jamais dans les cases, n’arrive jamais à être acceptée, ni à s’accepter elle-même. À contre courant constamment, elle se sent isolée, exclue. Une paria parmi les Jedi. Depuis un incident lors de ses entraînements au Temple, entraînant des blessures graves sur certains de ses camarades, plus personne dans l’Ordre ne lui fait confiance. On la considère comme une bombe à retardement, on la bride, on l’étouffe sous des heures entières à méditer, même si c’est une souffrance pour elle. On la tient loin des missions, surtout loin du champs de bataille. De toute façon, sa présence lors de la bataille de Geonosis n’a fait que prouver son instabilité et ses pulsions meurtrières.

La mort de son Maître, et les dernières paroles de celle-ci l’amènent dans une enquête qui finit d’ebranler ses convictions : qui est Feyra, que son Maître avait juré d’aider, pourquoi cette promesse semble être considérée comme un échec ? Mais Iskat se heurte au silence des Jedi, il faut “laisser le passé au passé”. Et face à son deuil de son mentor au sein de l’Ordre, on lui répète simplement des poncifs sans âme, on lui fait réciter le Code. Et pourtant, elle sent la haine, la colère, la tristesse des Maîtres Jedi, qu’ils éteignent, contiennent, repriment, avec des citations qui ne font pas sens.

Tout lui dit qu’elle ne devrait pas être là, mais pire encore, tout le monde le lui fait comprendre. On retrouve Mace Windu, hautain, sceptique, montrant trop clairement qu’elle n’est pas digne de confiance.. Peut-être même pas digne d’être Jedi. Et l’issue du livre devient encore plus implacable tant on voit les similarités avec le parcours d’Anakin. On modèle les enfants à la naissance, qu’ils arrivent à trouver leur place ou non, et on essaye de contenir la rage de certains, ne la faisant que plus exploser au final.

A l’écart. Voulue par personne. À sa place nulle part. Seule représentante d’une espèce dont on ne connaît rien, si ce n’est que sa peau rouge et ses cheveux charbons impressionnent. On la craint, on se méfie, on la tient à l’écart. On suit ses doutes, ses angoisses, la souffrance d’être cette étrangère, d’être celle qui n’est pas comme les autres. Et cette histoire trouvera forcément un écho chez les lecteurs qui, par leurs couleurs de peau, leurs orientations amoureuses, leurs différences, tout simplement, peuvent subir la même chose. Parce que ce livre est avant tout une histoire d’une intégration forcée, d’une Padawan qui s’évertue à prouver qu’elle mérite d’être ici.. quand personne n’a jamais voulu qu’elle soit là.

Disney/Lucasfilm

Un contexte plein de potentiel…

On connaît les Inquisiteurs. Que ce soit dans Rebels, ou dans Kenobi, ils fascinent, effraient. Leurs grandes capes qui claquent et qui apportent la mort sur leur passage, leur traque impitoyable envers les Jedi.. Et toujours, on se demande “pourquoi ?”. Les épisodes I, II, et III nous apportent les réponses concernant le “pourquoi d’Anakin”, mais aucune pour l’Inquisitorius. Les Jedi ayant basculé ont normalement quitté l’Ordre il y a bien longtemps, et si ce n’est Skywalker, rien ne nous montre que certains membres attendaient dans l’ombre le moment de se retourner contre leurs pairs.

Alors, Rise of the Red Blade essaye de nous répondre. En plus du rejet, c’est le thème de la santé mentale qu’on aborde. À force de subir sans cesse, Iskat sombre. Son hypersensibilité à la Force l’éprouve : elle entend tout, sent tout. La solitude se transforme en dépression, qui se mue en ressentiment et en haine. Les multiples échecs, trop violemment reprochés par les Maîtres, finissent en culpabilité qui la ronge de l’intérieur. Et finalement, quand l’Ordre 66 arrive, Iskat a déjà succombé au côté obscur : la tristesse, la peur, la colère.

Et donc, le contexte semble parfait, pour creuser et nous en apprendre plus sur ce côté de l’Ordre 66.

… Mais une occasion manquée

Malheureusement, le livre passe à côté de ce potentiel. On nous promet un livre sur une Jedi devenant Inquisitrice. Pourtant, son basculement du côté obscur n’arrive qu’au trois quart du livre. Si le début et l’exploration de sa psyché, des dégâts du rejet sur son esprit, sont passionnants, ils deviennent rapidement répétitifs. Trop répétitifs, au risque de faire passer Iskat pour une enfant capricieuse, trop centrée sur elle-même.

L’Inquisitorius est survolé, on a presque la sensation qu’il est bâclé. On ne voit finalement que la rivalité et la haine entre les Inquisiteurs, et la présence brutale, violente, de Vador. Le livre nous montre même l’origine des droïdes de la Septième Sœur, qui n’en devient que plus cruelle et dangereuse. Et le peu qu’on a est tellement intéressant et prenant qu’on en reste d’autant plus sur notre faim. À peine quelques chapitres sur un livre entier, cela ne nous donne pas l’impression de réellement lire un livre sur une Jedi devenant Inquisitrice, mais plus sur son journal intime pendant ses journées au Temple.

Ne reste au final qu’un sentiment de déception.

06

Décevant

Malgré une écriture maîtrisée, le livre souffre d’une communication hors-sujet, axée sur une Inquisitrice, mais qui se révèle être plus le partage des pensées noires d’une Jedi.

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