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Retour sur la convention Génération Star Wars et Science-Fiction 2025

Retour sur la convention Génération Star Wars et Science-Fiction 2025

Montage d'une image avec Chewbacca et des œuvres Star Wars créées par des artistes.
Générations Star Wars, Julien Vergé, PGART

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Ça y est, le dernier week-end d’avril est passé et avec lui la 26e édition de la convention Génération Star Wars et Science-Fiction. Comme les années précédentes, l’évènement avait moultes activités à proposer à ses visiteurs et ce, toujours avec un droit d’entrée gratuit.

Petit rappel du rôle de cet évènement

Pour celles et ceux qui se seraient perdus dans une planète de la bordure extérieure, je vais commencer par rappeler les objectifs de cette convention.

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Cette dernière est organisée chaque année depuis 26 ans déjà par l’association des Héritiers de la force. C’est un groupe de bénévoles qui partage la passion Star Wars tout en récoltant des dons pour des associations caritatives.

La récolte de dons se fait en participant à une tombola ou par la vente de goodies. Cela permet ensuite de financer des service hospitaliers dédiés aux enfants. Ces dons sont donc transmis sous forme de chèques aux services concernés qui sont dans le besoin.

Cette année, ce sont 12 000 € qui ont été récoltés pour deux associations distinctes :

  • 6000 € pour Nos Combats Nos Héros.
  • 6000 € pour l’Association des Parents d’Elèves en situation de Handicap Moteur et Dys.

Les héritiers de la force sont donc des gens au grand cœur, qui, outre ce côté caritatif on créé la seule convention quasiment uniquement dédiée à Star Wars en France. Cet évènement permet donc aux visiteurs de rencontrer des acteurs et d’avoir des dédicaces. De même, ils peuvent rencontrer des cosplayeurs, des créateurs et suivre des conférences.

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Les animations de 2025

Les « stars » et leurs dédicaces

Chaque année, pour attirer le chaland, les Héritiers de la Force font venir plusieurs acteurs ou personnes ayant travaillé sur Star Wars.

Cette année il était possible de rencontre le grand (dans tous les sens du terme) Joonas Suotamo. Interprète de Chewbacca dans la postlogie et Solo et interprète de Kelnacca dans The Acolyte. Mais aussi Elizabeth Dulau, incarnant Kleya Marki dans la série Andor dont la deuxième saison sort en ce moment.

De même, il était possible de rencontrer et de faire des photos avec Brian Herring, le marionnettiste qui anime BB-8 dans la postlogie et Andy Secombe, l’interprète de Watto dans la prélogie.

Nombreux furent les curieux qui vinrent à la rencontre de ces célébrités pour obtenir une dédicace, une photo et échanger quelques mots.

Les associations de cosplayeurs

Véritable fer de lance des Héritiers de la Force, la 501e Legion et la Rebel Legion occupaient aussi des stands pour faire rêver les petits comme les grands. Ces deux associations conjointes ont aussi des objectifs caritatifs et sont reconnues officiellement par Lucasfilm. Leurs costumes créent un effet whouah garantit pour les curieux qui se retrouvent face à de vrais Stromtroopers et Rebelles. Cette année, la 501e avait même un stand avec une Cantina, de quoi ravir les fans de contrebandiers.

En plus de ces deux mastodontes, les Jedi de l’Ouest étaient également de la partie, avec un stand très axé droïdes cette année.

Les vendeurs

Exposants que j’ai eu peut l’occasion d’évoquer dans mes articles des années passées, les vendeurs de produits derivés participent grandement au côté merveilleux de cette convention. Qu’il est agréable de se balader parmi les stands et d’observer ces milliers de produits dérivés. C’est un émerveillement continu qui participe au côté magique de cette convention.

Des exposants aux talents multiples

Cette convention est aussi l’occasion pour les fans et les néophytes de rencontrer des créateurs, des artistes, des écrivains et de pouvoir échanger avec eux sur leur travail et leurs productions. Un stand particulièrement intéressant à attiré l’attention de beaucoup de visiteurs. Une reproduction de l’arène de Géonosis d’une envergure de 2m, criante de réalisme, de détails et dotée de nombreuses figurines pour animer la scène.

Nous avons notamment pu rencontrer deux artistes qui ont retenu notre attention : PGART et Julien Vergé qui en plus d’être sympathiques et passionnés, ont pu participer à deux interview que vous pourrez lire ci-dessous :

L’interview de PGART : https://pgart-artiste.com/

Bonjour, peux-tu dans un premier temps te présenter à nos lecteurs ?

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Je me prénomme Marc mais j’ai un nom d’artiste qui est PGART et je suis street-artiste à la base et j’ai fait toute ma scolarité entre Paris et Aix (histoire de l’art, arts plastiques, école de design) donc j’ai une base artistique. Toutefois, la vie a fait que je suis parti sur d’autres voies mais après le Covid je me suis pleinement consacré à mon art. Ce qui a fait qu’aujourd’hui je suis ici c’est parce que j’ai un univers Star Wars dans tous mes styles de créations et qu’un ami m’a dit que je devrais venir à Cusset : « C’est la Mecque des fans de Star Wars » donc me voici.

Outre Star Wars, quelles autres créations fais-tu ?

J’ai un univers street avec du graff basé sur l’esprit du début du graff à New York à la fin des années 1970, début 1980. C’est un style qui reste old-school avec de la bute au bubble, du lettrage et ça convient parfaitement à Star Wars qui est une saga contemporaine de ce mouvement.

Tu devance presque ma question suivante : Est-ce à ce moment là que tu as découvert la saga ?

Oui, ma première révélation Star Wars, c’était en 1981 pour l’Empire Contre-Attaque au cinéma. À l’époque, je me rappelle que c’était très compliqué de trouver le premier épisode, qui est en fait le 4, qu’il fallait trouver en VHS. C’est donc aujourd’hui tout cet univers de jeunesse qui ressort un peu bien que j’ai toujours été baigné dedans, toute ma vie.

Et donc là sur ton stand tu as des droïdes, principalement des stormtroopers, des casques etc. Pourquoi ces choix ?

Ouais, le Storm reste quand même un personnage iconique que l’on retrouve même dans la Pop culture de manière générale ; Il est très intéressant de le travailler, de rester sur cette icône là. Après, il y a Dark Vador bien sûr parce que les gens aiment aussi le personnage du méchant mais je pense que le Storm est sympa à travailler.

Nous travaillons sur des petits casques par exemple. Tout ce que l’on fait avec mon épouse, c’est que l’on achète rien en neuf, on chine pas mal, on trouve des vieilles pièces ou pas, et elles passent à l’atelier et elles sont customisées.

Nous sommes à la 26e édition de Génération Star Wars, est-ce ta première convention ?

Je me suis lancé après Covid et j’ai participé à de nombreux salons d’art mais des conventions vraiment typées pop culture/manga/starwars restent assez rares pour le moment. J’ai fait le Hero Festival à Marseille l’année dernière [que nous referons l’année prochaine] et Cusset pour la première fois grâce à cet ami cité précédemment.

PGART-Marc-Langenstrass-genstarwars2025-6

Ton activité lie art et pop culture : Fais-tu beaucoup d’expositions artistiques ?

Dans tous les salons d’art, il y a au minimum un petit Storm de 45 cm mais aussi des plus grands comme ceux qui sont exposés ici (80 cm). Ce sont des pièces qui restent recherchées dans les salons d’art comme on peut trouver du Mario ou autre, qui n’est pas du tout mon univers. Le Stormtrooper dans les salons d’art, c’est vraiment recherché.

Ton stand détonne pas mal par rapport à tous les vendeurs que l’on a autour ou les stands de cosplayeurs, il attire le regard quand on voit ces couleurs.

C’est le retour que j’ai de la part des visiteurs qui me disent « oh là là, on est étonné de vous voir cette année, vous sortez un peu du lot » et je trouve que c’est bien, il faut rafraîchir aussi (rires).

Et pourquoi justement des couleurs si vives sur les stormtroopers ? La volonté est-elle de faire l’antithèse du stormtrooper bi-chromatique ?

Tu as totalement compris, c’est l’antithèse. Sur un personnage assez fade, assez froid finalement dont on ne savait pas si il y avait un humain dedans à l’époque. Je me souviens, pour nous c’étaient des personnages qui n’avaient pas de sexe ou de côté humain. Le fait qu’il passent à l’atelier, cela permet de rendre à l’objet une deuxième vie et de rendre le personnage un peu plus sympa. Les couleurs vives conviennent bien à cette pop culture et au street art en général.

As-tu de futurs projets liés à Star Wars au niveau de tes créations ?

En me baladant dans la convention et en regardant les objets exposés, cela me donne des idées de travailler sur des vaisseaux, sur des véhicules aussi. Surtout si leur surface est plus importante pour être « taguée » avec mes outils.

Justement, qu’est-ce que tu utilises comme matériel ? C’est intéressant de comprendre ton processus de création.

Je travaille avec la bombe de peinture ; l’aérosol et aussi au posca. Sur les stormtroopers qui sont petits, c’est du posca très fin et sur les grands un peu plus large selon l’effet que l’on veut mettre dessus. Il y a donc toute une technique, une maîtrise de la bombe et du feutre. Ce sont deux méthodes différentes. Le travail à la bombe est un travail plus large pour couvrir plus de surfaces qui peut être aussi fin quand on le travaille avec différentes buses, qu’on appelle des caps et un travail au posca qui est plus fin, plus recherché dans le graffiti.

Un grand merci pour toutes tes réponses, as-tu un mot de fin à dire pour clôturer cette interview ?

Je voudrais remercier déjà tous les organisateurs du festival, te remercier toi pour cette interview et j’espère vivement revenir l’année prochaine.

L’interview de Julien Vergé : https://www.julienverge.com/

À l’occasion de cette convention, nous avons pu rencontrer pas mal de monde y compris Brian Herring le marionnettiste de BB-8. Et nous avons été scotchés par tes affiches et notamment une qui mets le droïde de la postlogie en scène. Peux-tu nous en parler ?

Juste avant tu parlais de Brian, qui est le marionnettiste de BB-8 et moi, la première peinture que j’ai faite de cette série, c’était BB-8 et je n’arrivais pas à caler le faucon millenium sur le côté de la toile. C’est là que j’ai tordu l’horizon pour caler plus d’éléments. J’ai gardé cette idée qui est devenue la matrice pour la suite. Je me suis retrouvé à rajouter de plus en plus de détails, limite à vouloir résumer même un film en une image et la déformation me permet de rajouter plus d’éléments.

Après, je viens de l’animation 2d, donc je suis habitué à utiliser des perspectives déformées, des effets dynamiques pour créer cet effet 3d parce qu’évidemment en animation 2d, il faut créer l’illusion. L’idée était de pousser les curseurs à fond pour cette démarche de perspective, pour créer de la profondeur avec de la peinture à l’huile. C’est ce mélange des deux en fait ; il y a le médium de la peinture à l’huile qui est particulier qui renvoie à l’imaginaire classique qu’on peut avoir (portraits, modelé, drapé) mélangé avec un côté plus moderne de l’animation ou similaire à des cadrages de cinéma […] Souvent il y a cette comparaison que je fais entre mon médium qui est une image 2d qui est confrontée à un film qui va durer 2 heures, avec des scènes, des mouvements de caméra. L’idée est donc de rentrer plusieurs scènes à l’intérieur d’une image avec des scènes secondaires, des personnages secondaires, et la dynamique qui doit être faite avec la perspective, les contrastes. Par exemple, mettre deux couleurs saturées côte à côte permet de faire vibrer l’image et de créer un effet cinétique. J’utilise toute la palette d’outils que me donne le médium 2d pour traduire toutes les scènes iconiques/dynamiques que l’on peut voir dans les films.

Ton objectif est d’avoir toutes les scènes iconiques d’un film qui se retrouvent dans une œuvre si j’ai bien compris ?

C’est plus d’avoir l’esprit en fait. Allé, je vais y aller : La moelle substantifique (rires). Pour le côté dynamique, c’est plutôt la frustration d’avoir tout le temps les mêmes sempiternels cadrages des personnages en mode beau gosse, statiques, comme on peut les avoirs dans des affiches de film ou alors dans beaucoup de visuels. Ce que je fais, c’est ce qu’on pourrait péjorativement appeler des FanArts. Certains FanArts sont une simple reproduction d’une affiche alors qu’on peut avoir des FanArts avec une composition totale, créés à partir de rien. Ma démarche est de faire quelque chose qui n’a pas été fait et de rajouter quelque chose à la pop-culture.

Marty McFly par exemple : On a tous eu le poster de Drew Struzan chez nous dans lequel Mcfly est statique à côté de la DeLorean. Moi quand je pense au film, je ne pense pas à quelque chose de statique, je pense surtout à un enchaînement d’actions… Aussi, j’aime la difficulté et il est très difficile de représenter un personnage qui a des émotions, la bouche ouverte. C’est le cas avec Marty McFly notamment où le personnage doit être ressemblant à l’original tout en étant très expressif.

Vador vs Luke Julien Vergé

Si l’on revient sur Star Wars, tu nous disais que BB-8 était ta première peinture, peux-tu nous en dire plus ?

BB-8, c’est vraiment la première toile que j’ai faite avec ce style de contrastes, cette dynamique et petit à petit j’ai rajouté des éléments. C’est à dire que BB-8 de part sa nature est simple, parce que c’est une sphère et qu’en plus cela se passe dans le désert. Mais j’ai voulu ajouter des vaisseaux, un saut du droïde, des détails, des props pour rendre la scène plus vivante.

Les props sont aussi très importantes dans la pop-culture. C’est symbolique, car le props résume plein de choses. Cela peut résumer une scène entière, voire une narration entière car des films entiers tournent autour de certains objets. Retour vers le Futur en est un exemple avec l’almanach qui est au centre de l’histoire.

Au vu du nombre de détails sur tes oeuvres, combien de temps de travail est-il nécéssaire ?

C’est compliqué de savoir précisément mais pour des toiles comme Marty ou mes dernières créations, il me faut environ 3 mois de travail. C’est évidemment difficile à quantifier mais c’est à peu près trois mois avec une grosse partie de recherche graphique, de construction, d’aller chercher les props, d’aller chercher les tenues. Il me faut donc au moins un mois pour valider le dessin. Une fois le dessin validé, après, il faut peindre. Au niveau de la peinture, plus j’avance et plus je vais modifier aussi des éléments. Des fois je perds beaucoup de temps ; des jours voire des semaines car je me rends compte qu’en grand format et en couleur ça fonctionne beaucoup moins que ce que j’imaginais. Évidemment, je ne peut pas compter sur photoshop ou contrôle z donc c’est pour ça que ça peut me ralentir. Un format grande toile n’a pas du tout le même rendu qu’un croquis sur papier ou ordinateur.

Au niveau de tes oeuvres, tu fais beaucoup de grands formats que l’on voit sur ton stand et tu as aussi un nouveau format que tu as lancé récemment avec des ceintures de personnages Star Wars, peux-tu nous en parler ?

C’est en exclusivité pour cette convention !!! (rires) J’ai ciblé Star Wars par que c’est une convention ciblée Star Wars, le but après étant de décliner plein d’univers différents. L’avantage c’est que c’est ciblé sur la ceinture donc ça prend beaucoup moins de temps que les grosses compositions, ça va permettre de faire beaucoup plus de personnages et de mettre un coup de projecteur sur des éléments dont on n’a pas l’habitude de voir détaillés. Il y a toujours aussi ce côté symbolique du props, de la tenue, qui résume un personnage. C’est pour ça que j’ai intitulé cette série : Métonymie. Qui est la figure de style qui désigne une partie pour désigner un tout.

Je traite ces ceintures comme mes autres compositions. Il y a quand même des volumes, des ombres avec ce travail de faire du modelé, du 3d. J’exagère la perspective comme si on était en grand angle pour donner l’impression que la boucle de ceinture est plus proche de nous que les éléments sur les côtés. C’est une démarche similaire de mes œuvres principales avec un format horizontal, plus petit, ce qui permet de plus facilement les afficher, de les collectionner.

Et as-tu de futurs projets dont tu aimerais nous faire part ? Du Star Wars de prévu ?

Je vais continuer les ceintures Star Wars mais je vais faire des projets cette année sur Ghostbuster, Stranger Things en fin d’année pour la sortie de la nouvelle saison. L’année prochaine, je ferais du Jurassic Park. Star Wars étant évidemment un univers riche, cela reviendra forcément mais pas tout de suite.

Je te remercie pour ces réponses à mes questions, c’était très intéressant de comprendre le processus créatif qui se cache derrière tes œuvres.

Comme tous les ans depuis que nous avons découvert cet évènement nous sommes ravis de ce Week-End passé dans une autre galaxie. Nous tenons à remercier les membres des Héritiers de la Force pour leur organisation et leur bienveillance. Un grand merci à Loïc qui nous accueille chaque année et qui nous a permis d’interviewer Brian Herring. De même, un grand merci à Marc et Julien d’avoir répondu à nos questions et parlé de leur art. On sent chez eux une passion artistique et la passion de Star Wars.

Ainsi ai-je reporté !

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